Style de tatouage : comment choisir le vôtre
Par Uladzimir TumanauMis à jour le
Choisir un style de tatouage, c'est choisir une épaisseur de trait, une part de noir et une palette, bien avant de choisir un dessin. Vous trouverez ci-dessous chaque style de cette collection ; ensuite, d'où viennent leurs noms et comment trancher.

Tatouage tribal
48 modèles

Tatouage maori
23 modèles

Tatouage japonais
48 modèles

Flash tattoo
22 modèles

Tatouage lettrage
48 modèles

Tatouage minimaliste
48 modèles

Tatouage fine line
48 modèles

Tatouage yakuza
22 modèles

Tatouage réaliste
32 modèles

Tatouage ornemental
48 modèles

Tatouage géométrique
48 modèles

Tatouage patchwork
22 modèles

Tatouage biomécanique
27 modèles

Tatouage celtique
33 modèles
Les différents styles de tatouage : d'où viennent les noms
Derrière chaque nom de style se cachent un lieu et un usage, et ce lieu fixe encore aujourd'hui les règles du dessin. En France, la plus vieille lignée passe par les ports et les bagnes. Les marins de Brest et de Toulon, puis les bagnards et les soldats des bataillons d'Afrique, portaient des ancres, des cœurs percés et des devises que le médecin lyonnais Alexandre Lacassagne a relevées et classées dans son étude de 1881. L'old school américain et ses planches de flash appartiennent à la même famille : contour noir épais, quatre ou cinq couleurs franches, des images lisibles depuis l'autre côté de la rue.
Une deuxième famille réunit les traditions dotées de leur propre grammaire. Le tatouage japonais répartit carpes, dragons, pivoines et vagues sur une zone entière du corps, une manière de composer née à l'époque d'Edo, quand les estampes de Kuniyoshi consacrées aux héros du Suikoden ont fait des corps couverts un idéal. Le maori et le polynésien, dont le renouveau à Tahiti et aux Marquises date des années 1980, suivent le muscle en noir profond, et le celtique doit ses entrelacs aux manuscrits irlandais. Adopter l'un de ces styles, c'est emprunter une composition et une histoire ; mieux vaut un tatoueur qui connaît les deux et vous dira ce qui ne vous revient pas.
La troisième famille emprunte ses outils à l'image imprimée et à la peinture. Le style gravure imite les hachures et contre-hachures des illustrations de Gustave Doré, gravées sur bois, ou des planches de l'Encyclopédie : chaque ombre y naît de lignes parallèles, et il réclame une taille suffisante pour que ces lignes ne se rejoignent pas avec les années. Le blackwork travaille en aplats, le dotwork construit l'ombre point par point, l'aquarelle laisse filer la couleur sans contour. Le gothique, enfin, désigne deux choses : la lettre brisée des manuscrits et des vieilles enseignes, et un répertoire sombre de chauves-souris, de crânes et de chimères, à la manière de celles que Viollet-le-Duc a fait sculpter pour Notre-Dame.
Quel style de tatouage choisir : trait, noir et couleur
Plus que le nom, trois réglages décident de la façon dont un style vivra dans votre peau. Le premier est le trait. Le style trait fin, posé avec une aiguille unique, donne des dessins délicats qui peuvent rester petits, mais il trahit la moindre hésitation de la main et s'adoucit à mesure que l'encre diffuse sous la peau, ce qu'elle fait toujours. Un contour épais, comme en old school, tient le motif ensemble même quand ce flou s'installe, et c'est pour cela que les ancres des anciens marins se lisent encore sur des peaux de quatre-vingts ans.
Le deuxième réglage est la part de noir. Les aplats du blackwork, du tribal ou du maori vieillissent le plus lentement et peuvent couvrir un ancien tatouage, mais ils engagent pour de bon : un aplat ne se recouvre que par un aplat plus grand. Le troisième est la couleur. Le rouge et le noir gardent leur force longtemps, le jaune, le blanc et les pastels pâlissent les premiers, et une aquarelle sans contour réclame une retouche plus tôt qu'un motif tenu par une ligne. Le soleil accélère tout cela, quel que soit le style, et un avant-bras qui passe ses étés à la plage montre la différence en quelques saisons.
Sur une peau mate ou foncée, le contraste vient du noir et des teintes profondes ; les couleurs claires et le blanc y ressortent beaucoup moins que sur la photo d'un portfolio prise sur une peau claire, le jour même de la séance. Demandez à voir des pièces cicatrisées sur une carnation proche de la vôtre. Reste la surface : le japonais et le réalisme exigent de la place pour que les visages, les écailles et les vagues restent lisibles dans dix ans, alors que le trait fin et le minimalisme tiennent déjà sur un poignet.
Écriture, viking, japonais : trouver la bonne main
Pour un texte, le style d'écriture compte autant que les mots. L'anglaise, cette cursive penchée aux pleins et déliés, reste élégante en grand mais ses boucles se bouchent quand on la réduit ; la lettre gothique en impose, puis devient illisible sous un centimètre de hauteur ; une police façon machine à écrire, au trait régulier, se lit le mieux en petit. En français, gardez les accents, majuscules comprises : l'Académie française rappelle qu'ils ont pleine valeur orthographique, et un « ETERNITE » sans accent saute aux yeux. Faites relire la phrase avant la séance, lettre par lettre.
Le style viking a sa propre histoire en Normandie, terre cédée en 911 au chef scandinave Rollon. Ses entrelacs d'animaux viennent de l'art des pierres runiques et des églises en bois debout comme celle d'Urnes, en Norvège, et ses runes forment un alphabet : un prénom écrit en futhark se vérifie signe par signe. Le vegvísir et le heaume de terreur, souvent tatoués comme symboles vikings, sortent en réalité de grimoires islandais rédigés bien après l'époque viking.
Pour le japonais, cherchez un tatoueur dont le portfolio montre des dos et des bras entiers cicatrisés, pas seulement des carpes isolées : la discipline tient au fond, ces nuages, vents et vagues qui relient les motifs, et au respect des limites du corps, comme la manchette qui s'arrête net au poignet ou la bande de peau nue qu'une pièce intégrale laisse au milieu du torse. Les conventions de tatouage, nombreuses en France, permettent de voir travailler plusieurs spécialistes le même week-end. Une même main excelle rarement dans plus de deux styles, et un portfolio qui répète la même écriture vaut mieux qu'un catalogue qui touche à tout.
Questions fréquentes
Combien existe-t-il de styles de tatouage ?
Aucune liste ne fait autorité, et les décomptes qui atteignent la cinquantaine mélangent techniques, modes et noms commerciaux. Trait fin, linework et minimaliste désignent souvent des pièces très proches, tandis que l'old school et le traditionnel américain sont deux noms pour la même chose. Presque tout se ramène à cinq bases : le trait seul, le contour épais avec couleur, l'aplat noir, le noir et gris, et les traditions à grammaire propre comme le japonais ou le polynésien.
Existe-t-il un style de tatouage pour homme ?
Aucun style n'appartient à un sexe ; ce qui change d'un corps à l'autre, ce sont la surface et la peau. Une pilosité dense sur l'avant-bras ou le mollet masque un trait fin entre deux rasages, alors qu'un contour épais ou un aplat reste net sous les poils. Une musculation suivie gonfle le bras ou les pectoraux et étire un tatouage déjà fait : prévoyez une composition qui supporte quelques centimètres de plus.
Quel style de tatouage vieillit le mieux ?
Ceux qui reposent sur beaucoup de noir et un contour franc : tribal, blackwork, old school et maori ressemblent encore à leur premier jour au bout de vingt ans. Les lignes très fines, les gris très dilués et la couleur sans contour réclament le plus d'entretien, parce que la diffusion de l'encre et la décoloration s'y voient d'abord. Avec un écran solaire chaque été et une retouche après quelques années, un style fin tient lui aussi longtemps.
Comment comparer deux styles sur ma propre peau ?
Prenez un même sujet dans deux styles de cette page, une hirondelle en trait fin et une autre en old school, puis posez-les tour à tour sur une photo de la zone dans le simulateur de tatouage d'InkCraft. Comparez ensuite les deux captures réduites à la taille d'une vignette : on voit tout de suite lequel garde sa forme quand le détail disparaît, comme il disparaîtra avec les années.
Voyez-le sur votre peau avant de vous décider
InkCraft pose chacun de ces modèles sur une photo de vous, ajusté à l'emplacement que vous choisissez et à sa courbe, pour que vous puissiez juger avant que ce soit pour toujours.
Ou essayez d'abord dans le navigateur : gratuit, sans téléchargement