Idées de tatouage

Tatouage pirate : drapeau, bateau et sens

22 modèles originaux sur le thème pirate, dessinés pour InkCraftPar Mis à jour le

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Le drapeau noir était une menace, hissé pour qu'un équipage marchand se rende sans combattre ; le romantisme est venu après. Un crâne sur deux os tient en quelques centimètres, alors qu'un bateau, un kraken ou un trésor réclament quinze centimètres.

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Ces 22 modèles autour du motif pirate, en chiffres

Styles représentés
illustratif (4), old school (4), blackwork (3), néo-traditionnel (2), réaliste (1), minimaliste (1)
Noir et gris ou couleur
59 % en noir et gris, 41 % en couleur
Le plus souvent dessiné avec
épée, tête de mort, portrait de femme, squelette

Compté sur les 22 modèles de cette page. Tous ont été dessinés pour InkCraft ; aucun n'est copié ni republié. Vous pouvez citer ces chiffres à condition de mettre un lien vers cette page.

Que signifie un tatouage pirate ?

On se fait tatouer un pirate pour la légende, pas pour les hommes. Les vrais pirates du début du XVIIIe siècle pillaient des navires et torturaient parfois les équipages capturés ; leur pavillon noir promettait la vie sauve à qui se rendait et rien à qui résistait, et un pavillon rouge signifiait qu'on ne ferait pas de quartier. Ce que l'image veut dire aujourd'hui vient du récit bâti après coup : la liberté sans règles, la vie en mer sans maître et la chance que l'on prend au lieu de l'attendre.

La tête de mort sur deux os ne vient pas des pirates. Elle ornait des pierres tombales et des bagues de deuil bien avant qu'un équipage la couse sur un drap noir, et elle garde ce sens : un Jolly Roger sur la peau défie la mort autant que la loi. L'étymologie du nom reste inconnue. On cite parfois un « joli rouge » anglicisé, mais aucune preuve ne le soutient. Les sous-mariniers britanniques en ont fait un insigne de victoire : en septembre 1914, Max Horton ramena le E9 à Harwich sous ce pavillon après avoir coulé le croiseur allemand Hela, et leurs sous-marins le hissent encore au retour d'une mission.

Les accessoires disent chacun autre chose, si bien qu'un dessin peut raconter plus que la piraterie. Deux sabres d'abordage croisés sont un combat accepté ; la longue-vue posée sur une étoile cherche un cap ; le coffre, les pièces et le perroquet perché sur la garde d'un sabre figurent la fortune ; le navire qui monte à la lame sous un éclair, la tempête traversée. Le capitaine squelette qui lève sa coupe au-dessus de son butin dit la même chose que les vieux drapeaux, un verre à la main en plus.

Il faut aussi distinguer le pirate du corsaire et du flibustier, que le lecteur français connaît mieux que l'anglo-saxon. Le corsaire de Saint-Malo ou de Dunkerque, Surcouf ou Jean Bart, attaquait au nom du roi avec une lettre de marque, et c'était un marin de guerre, pas un hors-la-loi ; les flibustiers du XVIIe siècle, installés à la Tortue, au nord de Saint-Domingue, tenaient des deux. Un bandana, un tricorne et un sabre se portent aussi bien pour eux. Les femmes pirates, enfin, relèvent de l'histoire, pas d'une mode récente : Anne Bonny et Mary Read, dos à dos avec pistolet et sabre, ont navigué avec Calico Jack Rackham et furent condamnées pour piraterie en Jamaïque en 1720.

D'où vient le motif

Le drapeau pirate comme dessin date du début du XVIIIe siècle, quand des capitaines comme Bartholomew Roberts, vers 1720, hissaient des pavillons noirs ornés de squelettes et de sabliers pour annoncer qui arrivait. La plupart des drapeaux célèbres des affiches ont été attribués longtemps après : le squelette cornu qui perce un cœur sanglant a été imprimé comme pavillon pirate quelconque en 1912, puis appelé celui de Barbe Noire des décennies plus tard, et la tête de mort sur deux sabres prêtée à Calico Jack n'a aucune source de son vivant. Le costume est plus jeune encore : Stevenson a fourni le cuisinier à jambe de bois, le perroquet sur l'épaule et la carte au trésor dans L'Île au trésor, en 1883, et l'illustrateur américain Howard Pyle a habillé les pirates des écharpes, des bandanas et des anneaux d'oreille que reprennent les portraits de cette page. Le cinéma a fait le reste, notamment Pirates des Caraïbes depuis 2003.

Comment trouver votre version

  • Partez du drapeau si la place est petite. Un crâne sur deux os est une forme nette et symétrique qui tient à trois ou quatre centimètres ; deux sabres croisés, tracés en quelques traits, passent presque aussi petits. Un squelette, un kraken ou un trois-mâts gréé en entier ont des détails qui se mélangent sous une quinzaine de centimètres.
  • Sachez quel pavillon vous portez. Le squelette cornu est volontiers attribué à Barbe Noire et le crâne sur sabres à Calico Jack, mais ni l'un ni l'autre ne repose sur une preuve d'époque. Cela n'a d'importance que si le tatouage est censé nommer un homme réel.
  • Choisissez entre l'homme et son équipement. Un portrait demande douze centimètres ou plus pour que le visage reste net ; le tricorne, le pistolet à silex ou le canon seul disent déjà « pirate » sur deux fois moins de place. Parmi les 22 modèles de cette page, 13 sont en noir et gris, 9 en couleur, et l'illustration et le traditionnel sont les styles les mieux représentés.

Taille, prix et emplacement

Quelle taille et quel budget

Un petit drapeau ou deux sabres de trois à cinq centimètres se facturent près du minimum du salon. Un bateau pirate sous voiles, avec vagues et ciel, se dessine sur quinze à vingt centimètres et prend deux à quatre heures ; un portrait de capitaine avec son tricorne demande davantage et gagne à être tatoué en une seule séance.

Où le placer, et à quel point ça fait mal

Le crâne et les sabres se logent partout : poignet, mollet, doigt, derrière l'oreille. Le bateau a besoin d'une surface qui s'étire : avant-bras, mollet ou cuisse en hauteur, où la coque peut suivre le sens du muscle. Le haut du bras et l'omoplate accueillent un capitaine ou un kraken. Les côtes et le sternum sont les zones les plus pénibles à tatouer.

Les questions à poser à votre tatoueur

  • Quel pavillon dessiner, d'après un modèle d'époque ou un drapeau de fantaisie, et pouvez-vous me dire d'où il vient ?
  • Le bateau suit-il un vrai gréement, trois-mâts, galion ou brick, pour que les voiles ne soient pas inventées au hasard ?
  • Quelle épaisseur de trait pour que le crâne reste net quand il vieillira, et jusqu'à quelle taille descendre ?

Les prix dépendent beaucoup du salon et de la ville ; lisez ces repères comme une durée de séance, pas comme un devis, et prévoyez le tarif minimum du salon pour toute petite pièce.

Questions fréquentes

D'où vient le nom Jolly Roger ?

Personne ne le sait. Il est imprimé en 1724 dans l'Histoire générale des pirates, publiée sous le nom du capitaine Charles Johnson, et un compte rendu de 1723 rapporte que des pirates appelaient leur drapeau noir « Old Roger », un surnom du diable. L'hypothèse d'un « joli rouge » n'est qu'une explication de plus.

Les pirates enterraient-ils vraiment des trésors ?

Presque jamais : ils dépensaient leur butin. L'exception célèbre est William Kidd, qui laissa de l'or sur l'île Gardiners, près de New York, en 1699 ; ce trésor servit ensuite de preuve contre lui. Le coffre enterré et la carte marquée d'une croix sont une invention de Stevenson.

Un tatouage de bateau pirate convient-il à une femme comme à un homme ?

Le motif n'est lié à aucun sexe, et l'histoire le prouve avec Anne Bonny et Mary Read. Pour un tatouage de bateau pirate sur une peau fine, on privilégie un trait peu chargé : voiles pleines et vagues en trait fin plutôt qu'un gréement détaillé. Sur un grand bras ou une cuisse, un galion en noir et gris, plus détaillé, passe très bien.

Pourquoi le capitaine porte-t-il un anneau à l'oreille ?

C'est une tradition de marins plus que de pirates : on disait qu'un anneau d'or paierait l'enterrement si le corps échouait sur une plage. Il vaut mieux la tenir pour une légende, car rien de cela n'est bien documenté.

Peut-on voir un pavillon ou un bateau sur ma peau avant la séance ?

Oui. Photographiez l'avant-bras, le mollet ou l'épaule, puis posez un modèle de cette page dans le simulateur de tatouage d'InkCraft pour vérifier si le bateau a assez de longueur et si le crâne reste lisible à la taille choisie.

Voyez-le sur votre peau avant de vous décider

InkCraft pose chacun de ces modèles sur une photo de vous, ajusté à l'emplacement que vous choisissez et à sa courbe, pour que vous puissiez juger avant que ce soit pour toujours.

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