Idées de tatouage

Tatouage papillon : signification et idées

55 modèles originaux sur le thème papillon, dessinés pour InkCraftPar Mis à jour le

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Un tatouage papillon semble léger, mais le motif est exigeant : les deux ailes se répondent, et l'œil mesure la moindre différence entre elles. Choisissez donc une zone plane qui ne se plie pas au milieu, et réservez les nervures fines aux papillons assez grands pour les porter.

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Ces 55 modèles autour du motif papillon, en chiffres

Styles représentés
illustratif (12), aquarelle (7), néo-traditionnel (6), old school (5), ornemental (3), lettering (3)
Noir et gris ou couleur
47 % en noir et gris, 53 % en couleur
Le plus souvent dessiné avec
fleur, feuille, fleur de cerisier, point-virgule

Compté sur les 55 modèles de cette page. Tous ont été dessinés pour InkCraft ; aucun n'est copié ni republié. Vous pouvez citer ces chiffres à condition de mettre un lien vers cette page.

Que signifie un tatouage papillon ?

Le sens le plus connu est celui de la métamorphose, et il mérite d'être pris au pied de la lettre. Dans la chrysalide, le corps de la chenille se défait presque entièrement avant que l'insecte ailé ne se reconstruise : rien de la forme ancienne ne survit au passage. Voilà pourquoi tant de papillons sont tatoués après un deuil, une maladie, une rupture ou un sevrage. Le motif ne parle pas d'un simple changement, il parle d'une transformation dont on ne revient pas. Les Grecs disaient d'ailleurs l'âme et le papillon d'un seul mot, psyché, et l'on a longtemps vu dans l'insecte l'âme qui quitte le corps. Accompagné d'un prénom ou de deux dates, un papillon relève presque toujours de cet hommage-là, bien plus ancien que n'importe quelle mode.

En France, le papillon a aussi un passé moins sage. Henri Charrière, condamné au bagne de Guyane au début des années 1930, devait son surnom au papillon tatoué sur sa poitrine ; son récit d'évasion, Papillon, paru en 1969, a été porté à l'écran en 1973 avec Steve McQueen et Dustin Hoffman. Il appartenait à un monde, celui des bagnards et des bataillons d'Afrique, dont les médecins de la fin du XIXe siècle relevaient les tatouages avec une curiosité d'entomologistes. Un papillon sur le torse d'un homme n'a donc rien d'une coquetterie : c'est l'un des tatouages de mauvais garçon les plus célèbres de la littérature française. La langue garde une autre nuance encore. Papillonner, c'est passer d'une chose à l'autre, et certains choisissent le motif précisément pour cette légèreté assumée.

Le papillon de nuit change encore la donne. Le sphinx tête de mort, grand papillon migrateur qui remonte d'Afrique jusqu'en France, porte sur le thorax le dessin d'un crâne ; il passait dans les campagnes pour un messager de malheur, d'autant qu'il émet un petit cri quand on le dérange, et son nom savant, Acherontia atropos, convoque l'Achéron et la Parque qui coupe le fil de la vie. Depuis l'affiche du Silence des agneaux, en 1991, il est devenu un motif à part entière, souvent posé sur la gorge ou le sternum, en noir et gris. Le papillon qui s'envole, enfin, se dessine ailes grandes ouvertes, en petite nuée qui s'éloigne, ou avec une aile qui se défait en points vers le bord : c'est l'image d'un changement encore en cours, plus honnête pour beaucoup qu'un insecte achevé et parfait.

D'où vient le motif

Le papillon est entré dans le tatouage occidental par les motifs japonais du chō, signe de jeunesse féminine et, par paire, de bonheur conjugal. Le flash américain l'a longtemps réduit à un ornement parmi d'autres, contour épais et ailes pleines de couleur. Les naturalistes français avaient pourtant donné au sujet une matière plus riche : Jean-Henri Fabre, dans ses Souvenirs entomologiques, raconte la nuit où des dizaines de grands paons mâles envahirent son cabinet de Sérignan, attirés par une seule femelle gardée sous une cloche de toile métallique. Le papillon a connu sa grande vogue au tournant des années 2000, souvent en bas du dos, avant que le trait fin ne le ramène vers de petits formats, sur le poignet, la cheville ou derrière l'oreille.

Comment trouver votre version

  • La symétrie décide de l'emplacement. L'œil compare une aile à l'autre et repère quelques millimètres d'écart, si bien qu'il faut une surface qui reste plane quand vous bougez : omoplate, sternum, nuque, face externe de l'avant-bras. Au pli du coude, sur la taille ou en travers d'une articulation, le papillon se tord à chaque mouvement.
  • Pour un papillon minimaliste ou en trait fin, tout se joue sur les nervures. Un réseau serré de veines réclame de la place ; trois ou quatre lignes franches suffisent à suggérer l'aile et tiennent en petit. Sous quatre centimètres environ, dessinez d'abord une silhouette lisible, puis n'ajoutez que le détail capable de survivre, car l'encre s'étale un peu avec les années et referme les espaces trop étroits.
  • Une fleur lui donne une direction : la tige apporte la longueur, l'insecte posé en haut casse la symétrie qu'il aurait seul. Pour un modèle original, partez d'une espèce que l'on voit en France, le machaon et ses queues, le paon-du-jour et ses quatre ocelles, le citron d'un jaune franc, ou le grand paon de nuit de Fabre. Sur les 55 modèles de cette page, 29 sont en couleur ; l'illustration domine, devant l'aquarelle et le néo-traditionnel, et quelques dessins associent l'insecte à une tête de mort ou à une main de squelette.

Taille, prix et emplacement

Quelle taille et quel budget

Un papillon en silhouette, de quatre à six centimètres, se réalise vite et se facture souvent au tarif minimum du salon. Avec nervures, dégradés et couleur, comptez huit à dix centimètres et deux heures ou davantage : l'écart de prix tient presque entièrement aux ailes. L'aquarelle demande un peu plus de temps, les teintes se posant en plusieurs passages.

Où le placer, et à quel point ça fait mal

Les zones larges et calmes laissent les ailes s'ouvrir : omoplate, sternum, haut du dos, face externe de l'avant-bras. En petit format, la clavicule, la nuque, la cheville et l'intérieur du poignet conviennent bien. Côtes et sternum comptent parmi les endroits les plus douloureux ; le mollet et l'extérieur du bras se supportent nettement mieux pour un premier tatouage.

Les questions à poser à votre tatoueur

  • Le motif des ailes reprend-il une espèce réelle ? Si le papillon doit évoquer un lieu ou une personne, un machaon ou un paon-du-jour fidèle à la nature parlera mieux qu'un dessin inventé.
  • Quelles nervures garder à la taille choisie pour que l'aile reste lisible dans dix ans, et lesquelles supprimer dès le stencil ?
  • Pour un hommage, vaut-il mieux un papillon entier ou une aile qui se défait en points vers le bord ?

Les prix dépendent beaucoup du salon et de la ville ; lisez ces repères comme une durée de séance, pas comme un devis, et prévoyez le tarif minimum du salon pour toute petite pièce.

Questions fréquentes

Un tatouage papillon convient-il à un homme ?

Le motif n'a pas de sexe, et l'histoire française le rappelle : Henri Charrière portait le sien en pleine poitrine. Sur un torse ou un bras velu, c'est le trait qui compte. Un contour noir épais d'inspiration old school ou un sphinx en noir et gris restent lisibles sous les poils, alors qu'une aquarelle sans contour s'y noie. L'omoplate, le haut du bras et le centre de la poitrine accueillent bien une pièce de huit à douze centimètres.

Que veut dire un papillon de nuit tatoué ?

Plutôt la nuit et la finitude que la renaissance. Le sphinx tête de mort, reconnaissable au crâne qu'il porte sur le dos, fonctionne comme un memento mori ; les phalènes plus sobres évoquent l'attirance pour la lumière, celle qui éclaire autant qu'elle brûle. On le place volontiers au centre du corps, gorge, sternum ou haut du dos, là où sa symétrie frontale ressort le mieux.

Un petit papillon en trait fin vieillit-il bien ?

Oui, s'il a été pensé comme une silhouette. Des lignes très fines posées côte à côte finissent par se rejoindre, et un papillon de trois centimètres chargé de nervures devient une tache grise en quelques années. Gardez peu de traits, bien espacés, et prévoyez une retouche une fois la cicatrisation terminée.

Pourquoi voit-on tant de papillons qui s'envolent ou se défont en points ?

Parce qu'ils racontent un passage qui n'est pas terminé. L'aile qui se dissout donne aussi une direction au dessin : les points qui s'éparpillent entraînent le regard, ce qui permet d'orienter le motif vers l'épaule, la nuque ou le haut du dos au lieu de le laisser figé.

Comment voir un de ces papillons sur ma peau avant la séance ?

Photographiez la zone visée, puis ouvrez le simulateur de tatouage d'InkCraft : chaque modèle de cette page s'y pose en 3D, directement dans le navigateur. C'est le moyen le plus simple de vérifier que l'endroit choisi ne plie pas les ailes et que la taille prévue laisse respirer les nervures.

Voyez-le sur votre peau avant de vous décider

InkCraft pose chacun de ces modèles sur une photo de vous, ajusté à l'emplacement que vous choisissez et à sa courbe, pour que vous puissiez juger avant que ce soit pour toujours.

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